Musée Grévin

Musée Grévin

Hôtel à Marseille? trivago

Entrer au musée Grévin ? Pour certains, c’est un plus grand honneur que de recevoir la Légion d’honneur. Pour le public, c’est une visite qui réserve quelques surprises. Crée voici plus d’un siècle par un journaliste, Grévin est tout sauf un musée figé.

Dans les guides, Grévin est rangé dans la catégogrie « musées ». Une dénomination étrange pour un lieu qui rassemble des mannequins de cire à l’effigie des célébrités qui hantent nos magazines « people ».

A la fin du XIXe siècle, Arthur Meyer, journaliste et directeur du quotidien Le Gaulois, souhaite montrer à ses lecteurs les visages des personnalités dont parle son journal : la photographie n’est pas encore répandue… Il confie le projet à un dessinateur et créateur de costumes de théâtre, Alfred Grévin. Le 5 juin 1882, les Parisiens tout étonnés découvrent les vrais visages de Zola, Hugo, Bismarck, Gounod, Louise Michel…

Peu de chance de croiser un de ceux-là aujourd’hui dans les salons dorés du musée: avec le temps , les célébrités changent !

Elles sonmusee_grevint près de trois cents, mises en scène dans des petits tableaux : ici un café très parisien, avec Jean d’Ormesson conversant avec Fabrice Lucchini, la Callas avec Jean-Paul Gauthier, Jean Reno et Gérard Jugnot, pendant que Gainsbourg refait le monde avec Hémignway ; là, Tony Parker s’entraîne sous l’œil impassible de Sébastien Chabal, pendant qu’Elton John fait ses gammes et que Cecilia Bartoli pousse un contre-ut…

Parmi les derniers arrivés, Stromae, Lætitia Casta, Angelina Jolie et on nous annonce un Zlatan pour cette année. L’histoire n’est pas oubliée avec l’évocation des grands faits marquants : de Jeanne au bûcher à a chute du mur de Berlin avec un Rostropovitch , en passant par le procès de Marie-Antoinette et les premiers pas sur la Lune.

Dans la salle des Colonnes, toute de palissandre, de bronze et d’or, vous êtes accueillis par un Gandhi bienveillant. Les personnages sont nombreux et leur présence quelquefois inexpliquée : pourquoi Simone Weil a l’air de se demander ce qu’elle fait là, posée à côté Hitchcock ? Et Jean-Paul II, qui semble s’ennuyer ferme, malgré la conversation de Mère Teresa…

Voilà pour les mannequins. Mais à Grévin, le décor est aussi important. C’est le cas du Palais des Mirages.

Il présente un son et lumière surprenant, qui fut inauguré au Trocadéro lors de l’Exposition universelle de 1900. Une attraction féerique qui a pris un coup de jeune en 2006, grâce à l’artiste plasticien Bernard Szajner et au musicien Manu Katché : un jeu subtil de lumières et de miroirs nous fait voyager d’un temple hindou au Palais des mille et une nuits, sur des musiques envoûtantes.

Crédit photo : Musée Grévin

Crédit photo : Musée Grévin

Quant au théâtre à l’italienne, il est un des plus beaux de Paris, dû à l’architecte Gustave Rives avec des sculptures signées Antoine Bourdelle. C’est ici que Caran d’Ache présenta ses ombres chinoises.

Le musée Grévin fut aussi le théâtre d’une grande première : la représentation du Théâtre optique d’Émile Reynaud en 1892, trois ans avant la projection du cinématographe des frères Lumière.

Adzuna
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