Les revues de Mistinguett

Les revues de Mistinguett

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En 1900, à l’orée d’un nouveau siècle, Mistinguett a 25 ans. Une spontanéité et une énergie incomparables, un timbre vocal inimitable, un brin de comédie et quelques pas de danse vont faire d’elle une reine du music-hall. Elle léguera au monde les plus belles chansons du répertoire français de la première moitié du XXe siècle.

La mode londonienne du music-hall arrive à Paris, lorsque la jeune Jeanne Bourgeois, forte de ses leçons de chant et de musique, entame sa carrière au Petit Casino en 1893, puis rejoint l’Eldorado en 1897 – aujourd’hui théâtre Le Comédia. Jusqu’en 1907, elle y apprend le métier de la scène, s’essayant à tous les registres : chanteuse comique, épileptique, gigolette… Elle de fait d’abord appeler Miss Hélyett, puis Mistinguette et finalement Mistinguett.

La meneuse de revue

Mistinguett est engagée au Moulin-Rouge en 1909 pour une revue dont la vedette est le comique Max Dearly. Ils triomphent ensemble dans la Valse chaloupée, et la renommée de la danseuse décolle immédiatement. En 1911, elle devient meneuse de revue aux Folies-Bergère. Elle y rencontre Maurice Chevalier avec qui elle formera un couple mythique pendant dix ans.

Mistinguett enchaîne les pièces de théâtre, les revues, les films muets, mais c’est au Casino de Paris que l’artiste impose son style avec la somptueuse revue Paris qui jazz, en 1920. Sa chanson Mon homme connaît un succès phénoménal et les disques reprenant les chansons de ses revues se vendent à plusieurs millions d’exemplaires.

La Parisienne

Pour tous, Mistinguett est la reine du music-hall, mais elle personnifie aussi la Parisienne avec son élégance et son esprit libre. Si elle avoue volontiers avoir la voix traînante dans la chanson C’est vrai tirée de la revue Folies en folies de 1933, les spectateurs ne l’en aiment pas moins, bluffés par son jeu de scène… et son jeu de jambes !

Les légendaires gambettes qui font son image de marque sont d’ailleurs assurées à la Lloyd dès les années 1920. De tournées américaines en revues parisiennes, Mistinguett travaille sans relâche jusqu’à un âge avancé. En octobre 1945, à 70 ans, elle reprend ses succès dans un tour de chant à l’Alhambra. Elle s’éteint à Bougival en 1956.

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