Les Catacombes, le labyrinthe des profondeurs

Les Catacombes, le labyrinthe des profondeurs

Hôtel à Marseille? trivago

Envie de frissonner ? Cette visite des Catacombes est faite pour vous : à 20 mètres soue le pavé parisien, un monde parallèle, créé au XVIIIe siècle avec la fermeture du cimetière des Innocents, et mis en scène avec un certain goût du macabre. Rendez-vous place Denfert-Rochereau pour une descente dans les entrailles de Paris.

Les 130 marches de l’escalier en colimaçon, étroit et sombre sont une bonne entrée en matière pour cette virée souterraine. Nous descendons à la queu leu leu, émoustillés par l’aventure : l’excitation grandit au fur et à mesure de notre avancée. Nous voici maintenant dans une galerie à 20 mètres sous terre. Devant nous un bel exemple des galeries de servitude que bâtissait l’inspection des carrières pour assurer son rôle de surveillance. Cet organisme fut créeé sous le règne de Louis XVI avec une double mission : vérifier que le sous-sol parisien, truffé de carrières, n’allait pas s’écrouler sous le poids des nouvelles constructions qui envahissaient ce qui était encore la campagne autour de Paris et poursuivre les voleurs qui utilisaient le réseau des galeries pour se livrer à la contrabande.

Nous continuons notre progression sous terre.Comment faisaient-ils pour ne pas se perdre ? Car des galeries, il y en a partout … Facile : sur les murs, des plaques de rues reprennent le nom des voies au-dessus de nos têtes. Avec quelquefois des changement : la rue Montsouris est devenue à l’air libre, l’avenue du Président Coty.

Les Catacombes sont un monde parallèle, qui n’a pas bougé depuis le XVIIIe siècle. Un trait noir peint sur la voûte : un autre signe pour aider les visiteurs à ne pas s’égarer, surtout quand les bougies étaient le seul moyen de s’éclairer dans ces goulets sombres. En somme, une variante des cailloux blancs du Petit Poucet !

« Arrête, c’est ici l’empire de la mort. » Nous voilà arrivés devant l’ossuaire. L’inscription – un alexandrin signé du poète Jacques Delille- a de quoi faire réfléchir les plus audacieux : « Elle fait partie d’une volonté de théâtraliser la mort, tout comme ce décor noir et blanc,ces piliers néobabyloniens. »

Les premières visites des Catacombes datent de l’Empire; c’est Louise-Etienne Héricart de Thury, çà la tête de l’Inspection des carrières, qui décide de mettre les lieux en scène. Nous sommes en pleine période du romantisme, avec son goût marqué par le macabre. Et côté macabre, nous n’avons encore rien vu !

Nous franchissons le seuil de l’ossuaire. Là, le silence se fait : devant nous, des murs d’os de six millions de Parisiens , soigneusement empilés dans des galeries voûtées aux allures de crypte. Les premiers sont arrivés en 1786, avec la fermeture du cimetière des Innocents, décrété insalubre. Les ossements étainet transportés la nuit par tombereaux entiers recouverts de drap noir et accompagnés de porcessions. On les jetait par des puits de service. En bas, quelqu’un secouait une grande châine pour éviter que les os s’accumulent et bouchent le puits.

Les inhumations ont suivi pendant près d’un siècle, à chaque fermeture de fosse commune. Devant les empilements d’os, des plaques mentionnent leur provenance. Mais le plus étonnant est le soin avec lequel ces os ont été rangés : les plus longs, tibias, fémurs forment des hagues, agrémentées de frises de crânes. Par-derrière s’empilent les plus petits sur des profondeurs pouvant aller jusqu’à 30 mètres.

Certains ont poussé le souci de la décoration jusqu’à composer des motifs avec les crânes : ici, une grande croix, là un coeur, et même le signe des pirates… Quelques inscriptions, empruntées ç d’obscurs poètes oubliés, contribuent à mettre le visiteur en condition. Comme celle-ci :  » Ils furent ce que nous sommes / Poussière, jouet du vent / Fragiles comme des hommes / Faibles comme le néant. »

Nous voilà dans la Rotonde des Tibias. C’est ici que le 2 avril 1897 eut lieu un concert très spécial : devant une centaine de personnes, quarante-cinq musiciens de l’Opéra jouèrent la Marche Funèbre de Chopin, la Danse Macabre de Saint-Saëns et la Symphonie Héroïque de Beethoven…

Adzuna
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